Extrait de l'article de Sophie Goldfarb - Gala - Juillet 2010
LES IMPLANTS Les techniques ont évolué. On est revenu aux prothèses en silicone, désormais en gel très dense et non plus liquide. Du coup, plus besoin d'en changer tous les dix ans. La différence entre la France et les Etats-Unis ? Les Américaines veulent encore des prothèses rondes, à profil haut. Résultat : des seins très ronds et artificiels, exagérément écartés, tels ceux de Tori Spel-ling. En France, on préfère les prothèses anatomiques, plus proches de la forme naturelle. Mais, comme l'explique le Dr Catherine Bergeret Galley, chirurgien plasticien reconstructeur : « Tout dépend de l'anatomie. Sur une femme jeune qui a déjà un peu de poitrine, une prothèse ronde peut donner un joli effet. En revanche, pour une femme complètement plate ou plus âgée, maigre, à la poitrine relâchée, je suggère des anatomiques. » Sans doute le choix de Kate Hudson ou Nicole Richie, dont le résultat paraît assez naturel. Les techniques de pose elles aussi ont changé. On ne fait plus systématiquement une cicatrice sous le bras. « S'il y a déjà un sillon sous le sein, on passe par là », ajoute notre plasticienne. On peut placer la prothèse devant ou derrière le muscle (pour des poitrines plates). La technique de plus en plus utilisée est celle du dual plan : sous le muscle en haut et devant en bas pour un effet push-up. Avec de grosses prothèses, on l'a enfin compris, la poitrine vieillit plus vite du fait du relâchement cutané.
LES INJECTIONS « C'est la vraie révolution de ces dernières années, s'enthousiasme le Dr Bergeret Galley. Avant, sur les femmes maigres ou plates, on ne pouvait quasiment rien faire. Aujourd'hui, on a le Macrolane.
Utilisé seul ou pour
créer une distorsion cutanée qui permet de passer à l'implant. » C'est
un acide
hyaluronique très épais que l'on injecte et qui permet de gagner jusqu'à
deux tailles sans
anesthésie générale. Jennifer Aniston en a fait
l'expérience. Mais la technique coûte aussi
cher qu'une pose d'implants et se résorbe au fil du temps. « II y a une
fonte de 30 à 40 % dans
les six premiers mois, puis un palier », précise de Dr
Bergeret Galley. Idem pour le
lipomodelage ou injection de graisse. « Pour cette technique, il faut
des
personnes d'une certaine corpulence car on prélève de la graisse sur les
fesses. » Mais le résultat est définitif passé la première année, « car
la
graisse, vivante, se revascularise ». Aujourd'hui, l'heure est à
la
combinaison, en injectant par exemple un peu de graisse ou
de Macrolane
autour d'une prothèse pour une démarcation encore plus naturelle.
Dernier
avertissement : ces techniques doivent être réalisées par un
vrai chirurgien car
ce sont des injections profondes qui nécessitent un réel savoir-faire
chirurgical.
• Sophie Goldfarb
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